Futur antérieur

matricis

Matricis (titre provisoire) est une réflexion et proposition en cours. Voir le texte complet. 

Son but est d’être un laboratoire d’idées et de les représenter sur un site réel pour les vérifier. En se passant des contraintes de procédure, financières ou réelles et actuelles, Matricis peut se projeter vers un futur possible aujourd’hui mais idéal de fait. Comme laboratoire il est une ressource, un bouillon de culture sans formalités, il est allié des professionnels, des politiques, des acteurs et décideurs. Le dispositif de Fablab ou livinglab, en l’occurence le Lab01 et La Myne permet et favorise une démarche prospective, participative et sans formalités donc rapide et fluide et on l’espère très vive. 

Matricis est un dispositif de transformation, développement et création d’une ville future. Le territoire d’Amberieu en Bugey et ses alentours sont le support du projet qui imagine celle ci comme une ville idéalement conçue avec des moyens tous possibles et accessibles aujourd’hui.

Ambérieu est un exemple type de ville périphérique, dont le devenir pourrait être d’équilibrer vraiment un pôle urbain proche, tout en ré-affirmant ses qualités et sa propre polarité.

Matricis étudie le processus d’aménagement d’un territoire. Les règles administratives habituelles, politiques, financières, celles qui régissent la propriété sont supposées ouvertes. Le projet s’attache à étudier les freins qui ne facilitent plus la qualité des projets mais deviennent des faits négatifs.

Des normes écologiques avancées, une approche inspirée par le biomimétisme, sont établies pour le traitement et la consommation des eaux, pour l’énergie, la protection thermique, pour la présence du végétal, pour l’agriculture, pour la géographie révélée ou retrouvée d’un territoire. L’accès au logement par des citoyens, des coopératives, est mis en place.

Paradoxalement, la ville déjà entourée de plaines cultivées, forêts et collines les redécouvre et devient plus verte, des arbres s’y développent en grand nombre, et l’accès, le lien avec son environnement est récréé par une mobilité plus facile et entièrement recréée.

Les matériaux et les modes de construction, leurs cycles de vie et leur mise en oeuvre sont étudiés et revisités. Des techniques de construction avancées, telle que l’impression additive à base de liant organique, sont étudiées, expérimentées, chiffrées in situ.

L’architecture et l’urbanisme se projettent vers une véritable Ville Jardin où la présence des enfants dans l’espace public est un repère fort.

La mobilité est entièrement revue par de nouvelles énergies non fossiles et par la création de transports collectifs et individuels adaptés à des situations nouvelles. Des voies spécifiques sont aménagées pour une mobilité douce, de deux roues ou des dispositifs électriques, à dynamo ou autres.

Les quartiers et lotissements nombreux existants sont étudiés sous un angle de futur et d’économie bien comprise.

Les démolitions sont possibles, mais des transformations, adaptations, auto constructions également.

Les friches industrielles, celles de la SNCF par exemple sont dépolluées, ré-utilisées et habitées.

Les espaces publics, les espaces privés sont mieux reliés, ouverts, leurs parties communes revisitées, des structures secondaires comme de grandes verrières recouvrent parfois plusieurs habitations et en font des habitats groupés agréables à vivre.

On explore la possibilité d’appliquer le concept de Communs à ce qui est donc partagé et potentiellement gratuit et public comme l’air, l’eau, certains sols, certains biens, toutes les voies.

Des structures nomades, mais aussi des fermes maraîchères sur le modèle de la permaculture s’implantent dans la plaine tandis que les cultures arrosées intensives de céréales pour l’élevage diminuent.

La culture de la forêt est prise en compte et au delà, la fracture entre plaine et collines.

Les nombreux villages sont aussi considérés et intégrés à la vie urbaine en préservant leur identité et qualités de vie mais en améliorant leurs relations, leurs connexions, et les qualités physiques de leurs maisons. Ils développent une éco agriculture locale exemplaire.

Les fonctions de travail, commerce, loisir sont plus intégrées et la question des zones industrielles, artisanales, de lotissements séparées par les voies rapides ou de contournement systématiques est traitée.

Matricis propose une présence avancée des technologies numériques de connexions, d’intelligence artificielle et de robotique pour une Smart City, avec de réelles facilités de gestion des flux et des échanges d’énergie, de marchandises et services et pour des informations et données maîtrisées et ouvertes. Les outils numériques et leur potentiel de création spécifique sont utilisés intensivement pour l’étude de  la ville et de son territoire.

(…) Une équipe, celle du projet habiter, ouverte à d’autres compétences, pilote le développement, son protocole et matrice.(…)

La Ville devient une « vraie » ville attractive, une « Ville Jardin » et reçoit de nouveaux habitants, écoles et entreprises.

Matricis créé à la fois une ville futuriste et une ville qui retrouve une respiration ancienne, proche de la nature et de rythmes plus organiques, c’est aussi un Retour vers le Futur. Le projet met en valeur un territoire sans lui créer d’obligation, il est un outil qui apporte un exemple, un modèle, et un outil pédagogique fort, dont les modélisations seront utiles pour des étudiants et tous intervenants qui vont imaginer ce qui sera, « comme pour de vrai », avec les contraintes de l’existant, mais librement de façon à mettre en place de nouvelles règles du jeu et observer leurs inter-actions.

C’est un laboratoire et un plan guide après les plans guides.

L’équipe du projet habiter est présente directement sur le terrain, particulièrement dans le quartier gare, et développe une connaissance de la ville à la fois concrète, pragmatique et savante.

Le projet pourrait réunir les initiatives intéressantes, urbaines, agricoles, citoyennes, de sa région d’étude.

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/11/30/utopies-reelles-un-autre-monde-se-fabrique_5222764_3232.html

- image en tête d'article Giotto, Les démons chassé d'Arezzo.
- Déesses Egyptienne du ciel et de la terre, Nout et Geb. crédit anonyme, Internet.
- photo rotonde Ambérieu, mp.